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Gilles LARTIGOT - ITW "EAT un livre choc" sur CFNJ FM
Mardi, 04 Mars 2014 17:44
 
Pollution des eaux
Dimanche, 02 Mars 2014 21:37
 
le royalisme et la question nucléaire
Dimanche, 02 Mars 2014 21:29

Il y a quelques mois, l’explosion de la centrale nucléaire
japonaise Fukushima devait marquer un tournant dans
l'évolution de l'énergie nucléaire dans le monde. L'immense
majorité des habitants de cette planète se rendait compte, de la
manière la plus cruelle qui soit, du potentiel danger inhérent à
l'exploitation de l'énergie nucléaire.
Malheureusement, la grande remise en question tant
attendue ne se fit pas. En tout cas, pour la plupart des pays.
Seule l'Allemagne a, pour l'instant, décidé d'abandonner
l'énergie nucléaire avant la fin de l'année 2022, en se laissant
11 ans pour adopter des sources d'énergies complémentaires
et moins dangereuses. A contrario, les autorités françaises
adoptent pour l'instant une attitude purement défensive,
considérant la catastrophe de Fukushima comme un
épiphénomène, arguant et répétant tel un leitmotiv que « le
risque zéro n’existe pas »…
Pourtant, force est de constater que le nombre exponentiel
d'incidents nucléaires aurait dû alerter les consciences et
freiner cette "course en avant" frénétique. Rien que dans les
années 2000, plus de 10 incidents nucléaires ont été signalés,
de la mort de 5 personnes dans la centrale de Mihama (Japon)
en 2004 au déclenchement du système européen d'échange
d'informations en cas d'urgence radiologique (ECURIE) en
2007, suite à un incident nucléaire slovène... Il suffit de prendre
l'échelle internationale des évènements nucléaires (INES) pour
se rendre compte de l'instabilité et des dangers du nucléaire :
plus de 19 évènements ont été classés de la catégorie 3 à 7
(incident grave à rejet majeur) en moins de 40 ans.

Parce que le nucléaire est le paradigme de cette
"science sans conscience" rabelaisienne, il est
capital d'abandonner et de substituer cette énergie
nucléaire par une énergie plus propre, plus saine et
plus respectueuse de l'écologie. Mais cette importante
décision ne peut voir le jour sans courage politique,
sans véritable engagement personnel de nos
gouvernants, et force est de constater que la couardise
de la quasi totalité de nos politiciens n'a d'égal que leur
exécrable arrivisme !
Parce qu'il est évident que cette substitution du
nucléaire serait lourde de conséquences, sur le plan
économique notamment. Ne nous voilons pas la face :
la France républicaine a fait le choix du nucléaire il y a
bien des années, et repose à plus de 70 % sur cette
énergie. Substituer le nucléaire, c'est faire le choix de
l'écologie contre la chrématistique commerciale, du
moral contre le matériel, de la vertu contre l'arrivisme :
c'est changer complètement de paradigme économique
même.
A cette sempiternelle quête de croissance
annihilatrice, à cette « insatiable soif d‘innovations » que
dénonçait SS le Pape Léon XIII, il s’agit d’opposer la quête du
Bien Commun. Et c'est un truisme que de dire que ce choix est
le parfait contre-pied de notre actuelle politique républicaine,
celle ci étant uniquement basée sur la catalyse du
consumérisme capitaliste et de l'individualisme rampant.
Alors, en poussant à peine plus loin notre réflexion,
l'évidence appelle à la sagesse, et surtout, à la Monarchie. Seul
un Roi, parce qu'il est au dessus de ces querelles ambitieuses
et individualistes, aura cet engagement politique qui fait tant
défaut à nos politiciens arrivistes. Seul un Roi pourra s'engager
personnellement, avec la force et le courage nécessaires, pour
engager ce tournant économique, politique et social tant
nécessaire pour la France.
"La soif d'innovations qui depuis longtemps s'est
emparée des sociétés et les tient dans une agitation
fiévreuse devait, tôt ou tard, passer des régions de la
politique dans la sphère voisine de l'économie sociale"
Rerum Novarum de SS le Pape Léon XIII
Augustin DEBACKER

 
Nature et idéologie
Dimanche, 02 Mars 2014 21:22

La Tour du Pin disait : « N’oubliez pas que vous êtes les
usufruitiers de la terre que vous devez transmettre…» L’écologie
fait parti de la doctrine traditionnelle qui n’est pas conservatrice car elle
est empirique. Cette doctrine ne garde que le positif en vue du progrès,
c’est la différence avec le conservatisme, qui lui garde tout, même le
passif et le progressisme qui tire un trait sur le passé pour reconstruire
éternellement…
L’écologie, c’est transmettre comme la Monarchie. Le respect de
l’environnement dans l’ordre naturel. La Monarchie est un système
héréditaire respectant le principe de la famille, quoi de plus naturel.
Jamais aucun système politique n’a plus respecté l’environnement
dans ses entreprises humanistes.
Qu’a fait la République depuis plus de deux cent ans ? Elle a
soumis la France à un système d’élection qui, par le jeu des minorités
additionnés, donne une majorité finissant par gouverner dans un
mécontentement général accepté et pour le plus grand profit du parti
victorieux : « A nous, toutes les places ». Elle a détruit au nom d’un
soi-disant progrès et pour éliminer un métier encore libre, le monde
paysan. Elle a falsifié l’histoire à son profit faisant de notre passé, des
« temps obscurs » et nos rois, des « rois fainéants » et intrigants…Elle
a couvert, au nom du progressisme nos villes de banlieue, de tours
immondes, véritables «cages à lapins » où s’entassent le peuple
désargenté. Alain Paucard parle du règne des « Criminels du béton ».
Cette république a autorisé les cultures intensives, favorisé le
regroupement des terres (SAFER) de triste mémoire, pour le profit des
plus gros. Les destructions massives des haies qui protégeaient la
faune et la flore des cultures de l’Ouest. Etait-ce pour décourager de
nouveaux « Chouans » pour s’y cacher ? Comme le dit la vieille
chanson de Gilles Servat « Madame la Colline », véritable plaidoyer
contre les bulldozers et les tronçonneuses… La République aurait elle
peur d’une autre révolte à l’Ouest, n’a-t-elle pas déjà fait tout ce qu’il
fallait déjà, pour bien éliminer les Bretons : de la Révolution à la Guerre
de 14-18 (1 300 000 victimes dont 20% de Bretons) en passant par le
Camp de Conlie !!! Le bilan est lourd pour « la Gueuse ».
La Monarchie en comparaison, préserve dans le temps les saines
expériences passées. Son histoire l’a prouvé dans son urbanisme à
visage humain.
Elle défendra le travail Français par le soutien, la promotion des
métiers et une hardie politique économique de protection de notre
savoir faire.
Elle saura insuffler au Pays réel une soif de citoyenneté avec le
principe de subsidiarité, libérant ainsi le peuple rendu amorphe par
l’administration pléthorique et fiscale. Il ne serait pas excessif de parler
de « Libération Nationale » pour un pays reprenant ses droits dans
l’auto-organisation et une certaine forme d’autonomie. Ce ne sera pas
du luxe face à la concurrence européenne et mondiale. Il faut vouloir :
être libre.
Nous passerions d’une triste marionnette, plus ou moins élu par un
pouvoir médiatico-politico-financier à un professionnel soucieux des
intérêts de son peuple car lié à lui par un destin commun d’histoire et
de sang… « Peuple et Roi, sont de droit divin » disait mon regretté ami
Marcel Jullian, ex PDG d’Antenne 2… Nous renouerons ainsi le fil de
l’histoire par la continuité, donc le long terme, si nécessaire pour
construire une grande politique écologique.
Le roi aide mais n’impose pas.
Le citoyen doit décider dans tout ce qui le touche de près : famille,
métier, commune, ville, salaires, repos, conditions de vie, travail et
retraite…Retrouver sa citoyenneté, son identité et sa culture, défendre
sa langue et ses langues régionales, son authenticité. Qui plus qu’un
roi peut le faire, ayant partagé depuis des siècles la vie de son peuple,
assemblé patiemment ses provinces et souffert les mêmes peines… La
République vend la France à l’Europe, détruit le tissu social, autorise la
Tout écologiste le sait, les espèces vivantes, doivent avoir leur
territoire pour s'épanouir en paix…Il faut relire Konrad Lorenz.
Développons la Francophonie, aidons les pays du Tiers-monde à
combattre le désert qui avance ? Relisons Régine Pernoud «Le
Moyen-âge, pour quoi faire ? » qui, avec deux spécialistes historicoscientifiques
prouvait qu’en utilisant les techniques du Moyen-âge des
moines défricheurs, on pourrait creuser des puits partout…Pourquoi
extraire des élites du Tiers-Monde pour notre confort alors qu’elles
seraient plus utiles chez elles ? Leur absence va sinistrer encore plus
la situation locale. Ne parlons pas des catastrophes climatiques à la
clef.
Ecoutons Benoît XVI : « L’expérience montre que toute attitude
irrespectueuse envers l’environnement porte préjudice à la
convivialité humaine, et inversement ». Le retour du Roi sera un
placement pour l’avenir. J’aime à penser à cette forêt des Landes
planté sous nos rois et dont nous jouissons encore des bienfaits
aujourd’hui. Quelle présence d’âme et quelle conscience pour le
futur…
L’homme qui plantait des arbres (Giono) est une belle image pour
symboliser l’oeuvre monarchique. Ecoutons Jean Gionot dans « La
Chasse au Bonheur » (1988) : « Il faut faire notre bilan. Nous avons
un héritage laissé par la nature et par nos ancêtres…Une histoire
est restée inscrite dans les pierres des monuments ; le passé ne
peut pas être entièrement aboli sans assécher de façon inhumaine
tout avenir. Les choses se transforment sous nos yeux avec une
extraordinaire vitesse. Et on ne peut pas toujours prétendre que
cette transformation soit un progrès…Nos « destructions » sont
innombrables. Telle prairie, telle forêt, telle colline sont la proie
des bulldozers et autres engins ; on aplanit, ou rectifie, on utilise ;
mais on utilise toujours dans le sens matériel, qui est forcement le
plus bas. Telle vallée, on la barre, tel fleuve, on le canalise, tel eau
on la turbine. On fait du papier journal avec des cèdres dont les
croisés ont ramené les graines dans leurs poches. Pour rendre les
routes « roulantes » on met à bas les alignements d’arbres de
Sully. Pour créer des parkings, on démolit des chapelles romanes,
des hôtels du XVIIe, de vieilles halles…Qu’on rejette avec un
dégoût qu’on ne va pas tarder à payer très cher tout ce qui
jusqu’ici, faisait le bonheur des hommes » Le réchauffement
climatique risque de changer la face du monde, dans sa géographie,
comme dans ses multiples conséquences environnementales. Il est
important que l’homme soit à l’écoute de ce qui l’entoure car la
disparition d’une espèce pourrait avoir de graves conséquences pour
notre survie. Mais cela n’intéresse pas notre gouvernement, les yeux
rivés sur le Cac40…Du moment que l’on se remplit les poches. On est
passé proche de la catastrophe avec les abeilles, mais ce n’est pas
finis et on continu à traiter les champs jusqu’à quand ?
Comment continuer à soutenir une agriculture intensive et
consommer des produits qu’il faut traiter avec des combinaisons et des
masques ? Existe-t-il des gens pour croire qu’ils n’absorbent pas cette
chimie ? Et qu’elle ne les rendra pas malade à plus ou moins brève
échéance, voir les tuer… Ecoutez les graves recommandations de
Claude Bourguignon sur le désastre de nos terres de culture.
Le business compte plus que la santé du citoyen. La dégradation
de l'environnement, la déforestation, les migrations de populations, la
pollution et le gaspillage, tout cela change et vont changer non
seulement les sociétés mais tout l'écosystème. C'est la vie de l'homme
à travers les espèces, d'abord, qui est en danger, l'environnement,
saccagé aura de graves conséquences...
Frédéric WINKLER
La grande question de l’énergie
L’industrialisation et la mondialisation n’ont pu être possibles
depuis le XIXe siècle que grâce à la découverte scientifique et à la
maîtrise, puis à l’usage varié et massif, des énergies fossiles (charbon,
pétrole, gaz) : dans le même temps, les énergies renouvelables
traditionnelles (eau, vent, soleil) étaient, sinon totalement
abandonnées, du moins reléguées à un rang quasi anecdotique sauf,
en particulier en France, l’énergie hydraulique fournie par les moulins,
eux-mêmes remplacés par les barrages hydroélectriques.
Conjuguées à l’apparition, puis à la diffusion du modèle de la
société de consommation, l’industrialisation et la mondialisation, de
plus en plus invasives dans les pays européens et sur le continent
nord-américain puis s’étendant au reste du monde, ont entraîné un
véritable pillage, puis gaspillage des ressources fossiles que la nature
avait mis plusieurs centaines de millions d’années à fabriquer : en
moins de quatre siècles, si l’on en croit les géologues, c’est la quasitotalité
de ces richesses terrestres qui aura été consommée, c’est-àdire
consumée ! Déjà, certains affirment que le fameux « pic pétrolier »
(en anglais, « peak oil ») serait atteint (ou sur le point de l’être), et qu’il
n’est désormais plus possible de produire demain encore plus de
pétrole qu’aujourd’hui…
Cette consumation a eu d’autres conséquences, moins bénéfiques
que celles du développement technique des sociétés et de
l’amélioration des conditions de transport ou de chauffage : la pollution
atmosphérique, déjà dénoncée à la fin du XIXe siècle par l’écrivain
royaliste Paul Bourget après son voyage dans le Londres enfumé par
les cheminées d’usines et le chauffage au charbon, et qui, aujourd’hui,
poursuit ses ravages d’une autre manière, sans doute, mais avec des
conséquences sur la mortalité loin d’être anodines (40.000 morts par
an en France ?) et sur la qualité de l’air, sans oublier ce qui pose le
principal problème à la planète, c’est-à-dire le dérèglement climatique
qui semble s’orienter vers un réchauffement accéléré et anormal de
notre planète et se manifeste, concrètement, par un accroissement
certain des « accidents » climatiques et la fonte de la banquise.
Mais il n’y a pas que la consommation des énergies fossiles qui
entraîne des pollutions : la production elle-même s’avère souvent
coûteuse pour l’environnement, comme au large de la Floride et dans
le golfe du Mexique en 2010 avec l’explosion de la plate-forme
pétrolière Deepwater Horizon qui a provoqué une terrible marée noire
destructrice d’une partie de la biodiversité marine et lagunaire locale,
ou la dévastation de la forêt boréale au Canada, au nord de l’Alberta
principalement, sur une superficie de 140.000 km2, pour exploiter des
mines de sable bitumineux qui, elles-mêmes, polluent les rivières
avoisinantes et provoquent des pluies acides… Même chose pour le
transport des hydrocarbures : les côtes de Bretagne et de Vendée se
souviennent des marées noires de l’Amoco Cadiz en 1978 et, plus
proches de nous, de l’Erika et du Prestige autour de l’année 2000, qui
ont entraîné la mort de millions d’oiseaux, de poissons et crustacés,
mais aussi de mammifères marins, et qui ont souillé pour plusieurs
années le littoral français.
Pourtant, notre société, désormais, ne peut se passer d’une
abondante énergie : nous sommes dépendants de la Technique, des
Machines, et de ce qui permet de les mouvoir, de les faire fonctionner,
et de nous chauffer, de nous déplacer, de communiquer et de stocker,
de nous éclairer et de nous divertir, etc. Par rapport aux sociétés du
XVIIIe siècle, nous sommes des « géants » qui pouvons relier tous les
coins de la France, voire bien au-delà, en quelques heures si nous
nous déplaçons physiquement, mais en quelques dixièmes de seconde
s’il s’agit de parler et de voir… Ces progrès immenses, et largement
bénéfiques pourvu que nous en usions sans nous perdre nous-mêmes,
nécessitent des quantités considérables d’une énergie dont nous ne
saurions plus, pour l’heure, nous passer : après avoir eu le monopole
de ce genre de vie très énergivore, en tant que citoyens d’un pays
précocement industrialisé, nous sommes les spectateurs (impuissants
et souvent indifférents pour nombre de nos concitoyens) des appétits et
de la nouvelle voracité des puissances émergentes ou nouvellement
émergées qui veulent atteindre notre niveau de vie, et cela coûte que
coûte, sans toujours prendre en considération les risques que cette
attitude, étendue à des populations fort nombreuses, fait peser à la
planète toute entière. La Chine, l’Inde ou le Brésil, par exemple, ne sont
guère sensibles aux préoccupations écologiques, il est vrai plutôt
nouvelles et très « intéressées » de la part des Etats anciennement
industrialisés qui y voient surtout un moyen de freiner la montée trop
rapide des concurrences asiatiques ou sud-américaines…
Pour la France, les enjeux énergétiques sont énormes, au moment
même où la question des ressources et de leur contrôle (et maîtrise…)
se fait de plus en plus pressante, et nécessitent une véritable stratégie
énergétique, mais aussi un changement des approches et des modèles
jusque-là en cours : au-delà des questions habituelles de
l’approvisionnement en énergie, il faut poser celles du modèle même
d’énergie qui est le plus profitable à notre société et le moins
dispendieux pour l’environnement, mais aussi celles du modèle de
société qui est le mieux adapté à notre environnement propre et aux
nécessités économiques et sociales, voire géopolitiques, de notre pays
et de sa pérennité. L’équation française, qui doit tenir compte aussi des
paramètres européens et mondiaux, économiques comme
environnementaux, n’est pas
facile à résoudre : une grande
partie de la solution passe par le
politique, qu’on le veuille ou non,
et il y faut sans doute des
institutions et une magistrature
suprême, en particulier, qui
disposent du temps, du long
terme comme de la possibilité
d’inscrire « l’urgence » dans celuici.
Pour clamer que « l’énergie
est notre avenir », encore faut-il
que l’Etat, justement, s’inscrive
dans «cet avenir que tout esprit
bien né souhaite à sa patrie »…
La France possède un vaste territoire
terrestre mais aussi maritime, et elle dispose
de la 2ème Zone économique exclusive : ce
sont des atouts importants pour une stratégie
énergétique du XXIe siècle mais pas
suffisants si la volonté et l’intelligence
politiques n’ordonnent pas ces atouts et ses
possibilités, comme le soulignent MM. Philippe
Folliot et Xavier Louy dans leur ouvrage
intitulé « France-sur-Mer, un empire oublié »,
véritable mine de renseignements sur les
potentialités françaises. Au-delà des énergies
d’origine fossile comme le pétrole dont la
France pourrait devenir grande productrice si
les forages au large de la Guyane, à plus de
6.000 mètres de profondeur mais avec des
risques environnementaux sérieux, s’avèrent
aussi fructueux que certains le pensent, ou
comme les gaz de schiste dont est riche le
sous-sol français, au-delà d’une énergie
nucléaire qui dépend largement des réserves
d’uranium étrangères (la France n’extrait plus
d’uranium sur son territoire depuis une dizaine
d’années), ce sont les énergies d’origine
renouvelable qui apparaissent comme l’avenir
possible, voire nécessaire, de la stratégie
énergétique française.
La mer est une chance pour la France,
mais que la République a trop souvent
négligée : c’est pourtant de là que pourrait
venir la principale réponse à la forte demande
énergétique de notre société, comme le
rappelle avec justesse les deux auteurs cités
plus haut. Au-delà des hydroliennes qui
utilisent les courants marins et sont
aujourd’hui en passe de trouver leur place
dans le réseau énergétique, et des éoliennes
« offshore » flottantes placées en mer qui
suppléent les éoliennes terrestres parfois
décriées pour leur impact sur les paysages, de
nombreuses autres possibilités sont offertes
par la mer : l’énergie houlomotrice, c’est-à-dire
l’énergie des vagues, qui pourrait être l’une
des plus prometteuses à long terme des
énergies renouvelables maritimes, et dont la
France pourrait, avec ses littoraux
métropolitains comme ultramarins, tirer le
maximum d’énergie électrique possible ;
l’énergie marémotrice, dont la France maîtrise
la technologie mais qui pose néanmoins
aujourd’hui des problèmes d’installation ;
l’énergie maréthermique (ou énergie thermique
des mers, ETM), qui est produite en utilisant la
différence de température entre les eaux
superficielles et les eaux profondes des
océans (une idée que Jules Verne avait
d’ailleurs lui-même émise dans « Vingt mille
lieux sous les mers », dès 1869…) ; l’énergie
osmotique qui consiste à exploiter le gradient
de salinité entre l’eau de mer et l’eau douce,
sur les estuaires des grands fleuves ; etc.
Mais il y a aussi les carburants d’origine
renouvelable que peut produire la mer, à
travers l’exploitation et la transformation des
algues : cela, d’ailleurs, éviterait le principal
inconvénient des agrocarburants (pourtant
utiles et parfois très prometteurs) qui est
d’occuper trop de terres au détriment des
productions nourricières. Dans « France-sur-
Mer », les auteurs expliquent que « selon les
experts, le phytoplancton pourrait parfaitement
prendre la relève des céréales comme
biocarburants et combler la totalité des
besoins énergétiques de la France, en
couvrant une surface infime du territoire, sur le
littoral. Produites par photosynthèse, les
micro-algues, riches en lipides – donc en
huile – auraient un rendement à l’hectare
trente fois supérieur à celui du colza ou du
tournesol. Elles transforment ainsi l’énergie
solaire en énergie chimique et se cultivent
facilement dans l’eau de mer, ce qui évite
de puiser dans les réserves d’eau douce.
Or, les 7.000 km de littoral français
représentent un atout considérable pour
développer ce genre de culture, qui prolifère
rapidement et peut fournir des récoltes en
continu. Si les bassins d’algues étaient
déployés sur 400.000 hectares, ils
pourraient produire la consommation
annuelle mondiale de carburant ! » En lisant
ces quelques lignes, on mesure mieux les
potentialités énergétiques de notre pays, et
on a quelques raisons de plus d’être furieux
contre une République qui ne saisit pas
toutes ces chances pour la France ! Ce qui
est certain, c’est que la mer doit avoir une
place beaucoup plus importante dans la
stratégie énergétique de notre pays qu’elle
ne l’a aujourd’hui, et qu’il faut faire vite pour
ne pas « louper le coche » ! En fait, à bien y
regarder, la mer offre actuellement de plus
grandes possibilités que la terre, ne seraitce
que parce que cette dernière doit déjà
répondre aux demandes de la production
nourricière et à celles de l’habitat et des
communications. Ce qui ne signifie pas qu’il
ne faille pas prêter attention aux énergies
renouvelables produites sur nos territoires
terrestres, bien sûr…
Depuis quelques années, les éoliennes
sont apparues et se sont répandues dans
nos paysages, parfois sans discernement :
néanmoins, l’énergie issue du vent peut être
intéressante à exploiter plus largement,
même s’il faut envisager d’implanter des
éoliennes de plus petite taille et fournissant
une électricité de proximité, en particulier
dans les zones rurales aujourd’hui éloignées
des grands centres urbains. Quant à
l’énergie solaire dont le développement se
heurte parfois à un coût relativement élevé
pour la fabrication et l’installation des
panneaux photovoltaïques, elle est
facilement exploitable dans les nombreuses
zones de France à fort ensoleillement, et
peut servir, en particulier le solaire
thermique, pour l’habitat collectif ou
individuel, soit pour le chauffage des
maisons ou appartements, soit pour la
production d’une électricité locale. Là
encore, la recherche et le développement
de techniques de plus en plus élaborées et
productives peuvent permettre d’accélérer la
transition énergétique et de moins dépendre
de l’exploitation des énergies fossiles ou de
l’énergie nucléaire dont on connaît, malgré
toute la qualité de la maîtrise française, les
risques lourds pour l’environnement et les
populations en cas d’accident ou de mauvaise
pratique.
D’autres énergies renouvelables peuvent
être évoquées : la géothermie ; celles issues
de la biomasse, facile d’exploitation et souvent
peu coûteuse ; l’hydraulique, cette fameuse «
houille blanche » qui a tant aidé à la «
révolution électrique » de la fin du XIXe siècle
en France, et, au-delà des grands barrages
hydroélectriques, la petite hydraulique, trop
négligée en France, et qui a pourtant de belles
perspectives devant elle, pourvu que l’on
veuille bien les développer ; l’énergie des
déchets par les incinérateurs d’ordures
ménagères, qui permet aujourd’hui de
chauffer de nombreux logements collectifs ; le
biogaz ; etc. Cette liste n’est pas exhaustive,
bien sûr !
Malgré toutes ses richesses énergétiques
potentielles, la France semble en retard dans
le développement et l’exploitation des
énergies renouvelables, et la faute en est
largement imputable à la République et à sa
propre logique institutionnelle et politique :
éternellement prise entre deux élections, la
République n’a pas osé lancer de grands
projets énergétiques sur le long terme qui
auraient nécessité de l’audace et des remises
en cause. Elle s’est contentée de continuer
sur la lancée gaullienne des années 60, en
particulier le programme nucléaire qui, s’il a pu
permettre d’amortir les chocs pétroliers des
années 70, a enfermé notre pays dans une
logique de facilité avec une électricité peu
chère sur l’instant (d’où une consommation
électrique plus élevée de 25 % par rapport à
celle de nos voisins allemands…) mais
aujourd’hui condamnée à être de plus en plus
coûteuse, y compris (et surtout, même) du fait
du démantèlement des centrales nucléaires.
De plus, la nécessité et la recherche (parfois
vaine d’ailleurs…) d’une « popularité
électorale permanente et renouvelée »
empêche toute politique de long terme et toute
remise en cause véritable du système
énergivore de notre société de consommation,
et des principes mêmes, pourtant peu
compatibles avec le respect des équilibres
environnementaux, de cette dernière.
Et pourtant ! La transition énergétique
évoquée et défendue par les spécialistes de
l’énergie et de l’environnement est à peine
ébauchée et reste trop souvent au stade des
discours plus que des réalisations concrètes :
l’Etat semble craindre que les efforts demandé
aux producteurs comme aux consommateurs
français soient mal acceptés et n’entraînent
des mécontentements, voire des conflits. Il est
vrai que rompre avec un système dont chacun
profite mais dont les conséquences, elles,
s’avèrent en définitive désastreuses, n’est pas
simple, et sans doute faut-il préparer le terrain,
en particulier sur le plan psychologique autant
que sur le plan énergétique lui-même. Mais
cette politique est nécessaire, et c’est l’Etat qui
peut donner l’impulsion majeure, comme il l’a
fait dans les années 60 en ce domaine comme
en tant d’autres alors.
Ce véritable « basculement énergétique »
n’est possible que s’il s’inscrit dans une
stratégie plus globale encore qui prenne en
compte l’aménagement du territoire, mais
aussi du temps de travail et de son
organisation, ainsi que la nécessité d’une
consommation moins dispendieuse en
énergie. Economies d’énergie, réactivation
d’un tissu rural dense et susceptible de s’autoorganiser
(et de se suffire à lui-même le plus
largement possible) en partie, redensification
de l’habitat des centres-villes, mise en valeur
de l’Outre-mer et des espaces
métropolitains, etc. sont autant de moyens
de réussir cette transformation énergétique
française : notre pays a la possibilité de
montrer l’exemple et de devenir un modèle
pour les autres nations, et la France peut le
faire par elle-même au regard de toutes les
possibilités d’énergie renouvelable dont elle
dispose.
Philippe Folliot et Xavier Louy
expliquent, dans leur ouvrage cité plus haut,
que la France a les atouts énergétiques,
territoriaux et humains pour devenir en
moins d’un demi-siècle… la première
puissance mondiale ! Quoi que l’on pense
de ce pronostic, travailler du mieux que l’on
peut pour la grandeur française est toujours
nécessaire, et la question énergétique est
l’un des enjeux majeurs des prochaines
décennies : un basculement de la
production et consommation françaises vers
des énergies renouvelables et inépuisables
donnerait à la France un avantage certain.
Et puisque la République ne le peut pas,
voire ne le veut pas, travaillons à instaurer
les conditions institutionnelles à ce
basculement énergétique porteur de tant de
promesses et garant de la pérennité, audelà
de notre propre pays, de la planète…
Jean-Philippe Chauvin
De la solution de l’énergie hydraulique
Depuis quelques années maintenant, la rupture de stock des
réserves de pétrole et les intrinsèques dangers de l’énergie nucléaire
semblent devenir les problématiques principales des industries
énergétiques, remettant en cause l’actuel système consumériste parce
qu’exclusivement basé sur l’énergie issue des combustibles fossiles.
Ainsi, si quelques aménagements et développements technologiques
se basent sur d’autres sources d’énergies (sables bitumineux de
l’Athabasca par exemple), l’inéluctable épuisement de ces énergies
combustibles exigerait pourtant de véritables changements de
paradigmes énergétiques, en se tournant notamment vers les énergies
dites « renouvelables » ou « propres ».
Si la quasi-majorité de ces énergies se fondent sur l’ancienne
formule latine sol lucet omnibus (Le Soleil éclaire partout), les énergies
hydrauliques forment, par leur pluralité et leur potentiel, une solution
pertinente au problème énergétique qui s’annonce dans quelques
années. On distingue donc, dans la transformation de l’énergie
hydraulique en énergie hydroélectrique : les centrales hydroélectriques,
les centrales marémotrices (issues des marées), les hydroliennes
(issues des courants marins) ainsi que l’exploitation de l’énergie des
vagues, l’énergie houlomotrice, encore en développement en France
(système Searev).
La France, attirée par l’énergie hydraulique depuis la loi du 16
Octobre 1919 jusqu’aux années 1960, a depuis délaissé ces énergies
propres pour leur préférer la dangereuse énergie nucléaire et amorce
donc tardivement l’impératif changement paradigmatique : alors qu’en
Norvège l’énergie hydroélectrique représente 95.7% (127
Terawattheure) de leur production nationale, au Brésil 84% (391
Terawattheures), la France stagne à une faible moyenne de 10 %,
arguant pourtant la présence de plus de 60 000 seuils et barrages
identifiés (chiffres Ministère de l’Environnement) mais uniquement 2000
ouvrages (microcentrales pour la plupart) réellement en activité, ce qui
explique partiellement l’impossibilité pour la France d’obtenir les 21%
d’électricité d’origine renouvelable demandé par la directive « Sources
Energies Renouvelables » n°2001/77/CE du 27 Septembre 2001.
Si l’énergie hydroélectrique est limitée par l’inéluctable impact des
constructions artificielles sur l’environnement et par les aléas
météorologiques, de nombreuses études montrent le potentiel réel de
cette énergie en France. Ainsi, l’une des plus complètes, datée de
2006 pour le Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie
corroborait les conclusions du rapport Pintat de 1975 qui, à la suite du
choc pétrolier, avait déterminé les différents potentiels d’exploitation
pour l’énergie hydraulique : près de 100TWh/an, soit 50 % de plus
qu’aujourd’hui (potentiel de 23,4 TWh supplémentaires selon une étude
de 1992).
Pourtant, peu de réelles avancées furent observées dans ce
domaine depuis la publication de ce rapport en 2006 : les 6
propositions ne furent pas réellement mises en place car il manquait le
moteur essentiel, la volonté politique (ce fut d’ailleurs la 5°proposition
de l’étude).
Or, cette volonté politique absente, l’avance considérable qu’avait
la France dans le domaine de la Recherche et du Développement sur
l’exploitation de l’énergie hydraulique ne put porter ses fruits.
L’exemple le plus flagrant à ce niveau reste l’étude de l’énergie
hydrothermique, définie par l’Union Européenne comme « l'énergie
emmagasinée sous forme de chaleur dans les eaux de surface ».
Non seulement l’idée d’utiliser les différences de température marine
avait été conçue par le Français Jules Verne dès 1869, mais elle fut
également conceptualisée par le physicien français Arsène d’Arsonval
une dizaine d’année plus tard et concrétisée par l’ingénieur Georges
Claude, fondateur d’Air Liquide, dans les années 1930 dans la baie de
Matanza, à Cuba. Mais faute de volonté politique et d’investissements,
l’idée fut laissée à d’autres, notamment aux Etats-Unis et au Japon qui
ont depuis repris (1963), développé et concrétisé leurs avancées
technologiques et scientifiques.
L’exemple n’est pas unique, mais représentatif des lacunes
françaises : aujourd’hui, certaines entreprises, pôles de compétitivité ou
laboratoires tentent seuls l’aventure de l’énergie hydrolienne par le biais
de projets de développement, comme Marenergie en Bretagne par le
Pôle de Compétitivité Mer de Bretagne ou HARVEST, par un
conglomérat de plusieurs laboratoires français. Exemplaires par les
résultats, il ne manquerait plus qu’une véritable volonté politique pour
développer ces solutions proposées à l’échelle nationale ou, pourquoi
pas, développer d’autres technologies telles que l’exploitation de
l’énergie osmotique, actuellement en vogue en Norvège. Selon
l’entreprise Statkraft, leader sur l’exploitation de cette énergie, 50% de
la production électrique de l’Union Européenne pourrait être
osmotique…
La volonté politique est la pierre angulaire des évolutions sociales
et énergétiques. Républicaine, cette volonté reste à court terme,
centralisatrice et peu attentive aux véritables enjeux énergétiques, se
retrouvant donc dans l’énergie nucléaire en délaissant le choix à long
terme des énergies «propres». Il faut donc, pour amorcer cet essentiel
changement de paradigme énergétique, une vision politique à long
terme, décentralisatrice, soucieuse du Bien Commun et attentive aux
véritables enjeux sociaux : une volonté royale.
Augustin DEBACKER

 
Un grand inconnu : le Docteur Paul Carton
Dimanche, 02 Mars 2014 21:08

Nous remercions vivement M. GRELIN, l'inventeur de la
"Grelinette" et l'auteur (1) de cet article, de nous avoir
communiqué son texte, qui par sa clarté et sa concision
retiendra certainement l'attention du lecteur.
Le docteur Paul Carton aurait eu cent ans le 12 mars 1975.
Né à Meaux, il mourut à Brévannes (Val-d'Oise), le 20 octobre
1947, après une vie extraordinairement remplie. Il laissait une
oeuvre magistrale restée trop méconnue une trentaine
d'ouvrages remarquables ignorés de beaucoup de médecins,
de 1911 avec « La Tuberculose par arthritisme » à 1940 avec
«Le Guide de la vieillesse ».
Tombé gravement malade alors qu'il est encore étudiant, il
retrouve quasi providentiellement et par sa science innée de
l'observation les vérités essentielles contenues dans l'oeuvre
d'Hippocrate, vrai père de la Médecine dont il faut citer les
maximes suivantes : « La santé dans l'homme est un état
donné par la nature » - « Un homme ne tombe pas malade
tout d'un coup et tout de suite. Les causes s'accumulent
avant de se manifester par un effet morbide » - « Quand on
est tombé malade, il faut changer de manière de vivre. Il est
clair que celle qu'on suivait est mauvaise en tout, ou en
grande partie, ou en quelque chose ».
Citons maintenant le docteur Carton :
« Toutes les maladies dérivent d'un vice spirituel
occulte ignorance des conditions et des buts normaux de
la vie, ambitions incompatibles avec les capacités
mentales ou physiologiques personnelles, orgueil,
crispation, révolte ».
Dans son livre de base qu'est « La cuisine simple », on peut
lire : « Les meilleurs soins matériels, en effet, ne peuvent
donner pleine satisfaction que s'ils s'exercent de concert
avec les autres obligations qui régissent la vitalité, le
tempérament et l'esprit. C'est pourquoi, entre autres, la
formation religieuse de l'esprit est indispensable pour faire
accepter les renoncements et comprendre les raisons de
progrès spirituel qui se cachent derrière les disciplines
diététiques qu'exige la pratique du régime hippocratiquecartonien
».
Dans son « Décalogue de la Santé » il définit « le rôle
capital du vrai médecin » et conclut que « la réforme
individuelle est la condition essentielle de la santé et de la
paix ». « La paix et la santé ne peuvent être l'apanage que
de ceux qui en connaissent les lois synthétiques et qui
s'efforcent patiemment de les appliquer ».
Il ne se contente pas de soigner les corps mais il soigne
aussi les âmes, ce qui nous oblige à citer le marquis André du
Val, dans les remarques sévères faites à un homme qui ne
veut connaître que le médecin : « Le génie de Carton,
tributaire de l'observation synthétique de faits cliniques
objectivement recueillis, classés et recoupés, l'élève par
l'intelligence de ce qu'il touche et voit à celle de ce qu'il ne
peut ni toucher ni voir. Du physique, il nous introduit au
métaphysique. - Le matériel est le marchepied du spirituel.
- Partout dans l'oeuvre du maître, on sent planer l'Esprit de
Dieu et luire la lumière, faible ou puissante de l'Espérance
impérissable... ». « Je considère la doctrine de Carton
comme un corps de doctrine indivisible ». Et il explique par
ailleurs les réactions diverses face à ses travaux « L'oeuvre de
Paul Carton a suscité d'admirables et fidèles dévouements,
des incompréhensions déconcertantes, des haines
sataniques, des silences coupables, d'innombrables
plagiats et une armée de démarqueurs ».
Dans la quatrième édition de sa brochure « Les Trois
aliments meurtriers » en avril 1942, il termine ainsi le chapitre
intitulé « Les leçons d'une récidive » dont il faudrait donner les
sept pages qui constituent quasi un ultime message à méditer :
« ...en définitive, la saine et sainte simplicité devra être
appliquée dans toutes les activités de la vie humaine. La
culture prééminente et décisive des immunités naturelles,
la clinique simple, la thérapeutique simplifiée d'une part et,
d'autre part, la formation d'élites, directrices, instruites, et
coopérantes dans le domaine politique et religieux seront
les moyens essentiels à faire triompher, afin que
s'établisse partout le règne de l'Ordre surnaturel et naturel,
avec ses conséquences si désirables de Paix et de Santé».
Nul doute qu'après la période de dévergondage actuelle,
pleine de confusions et de mensonges, il faudra bien « changer
vraiment de vie » et reconnaître que « La vie humaine est
soumise à des Lois. Rien n'arrive sans cause » qui sont des
principes éminemment cartoniens. Il faut souhaiter que ce
changement salutaire ne tarde pas trop...
Et c'est sur une ultime citation de Gustave Thibon que nous
terminerons : « (A la lecture de ses ouvrages)... Ma première
impression fut profonde, et mon humble expérience de la
vie et des hommes n'a fait, depuis, que la renforcer. Je
trouvai en Carton, non seulement un médecin, mais un
homme, un de ces rares savants qui, bien qu'attachés à
une discipline particulière, ne séparent jamais ce que Dieu
a uni et dont la technique reste toujours animée et
couronnée par la sagesse... Carton sait jusqu'à quel point
l'esprit au vol rapide dépend de la chair fragile et
douloureuse, et la précision, la minutie du savant s'allient
toujours en lui à l'amour de l'apôtre... Soucieux de l'âme en
fonction du corps et du corps en fonction de l'âme, Paul
Carton aura été l'un des grands témoins de cette sagesse
qui met la mesure au service de l'Unité ».
André-Georges HENRY (1)
« Aspect de la France » du 27-3-1975

 
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